
La journée complète de négociation du 22 mai s’est déroulée dans un bon climat. Néanmoins, aucune avancée significative n’a été réalisée depuis les neuf derniers mois!
La dernière séance de négociation visait surtout à clarifier, à préciser et à moderniser certains textes de la convention collective plutôt qu’à obtenir d’importants gains. Nous avons également obtenu la confirmation qu’Éric Langlois poursuivra les négociations tant pour celle du SCCC-UQO que pour celle du SPUQO.
Les discussions ont principalement porté sur les articles 7 (Exigences de qualification pour l’enseignement [EQE]), 8 (Liste de pointage) et 9 (Attribution des charges de cours).
Concernant l’article 7 sur les EQE, peu de modifications de fond a été apporté jusqu’à maintenant. Plusieurs améliorations rédactionnelles ont toutefois été réalisées afin de rendre certains articles plus clairs et plus précis. Le rôle du Décanat de la gestion académique (DGA) a notamment été davantage encadré en ce qui concerne les nouvelles EQE et leurs modifications.
Pour l’article 8 sur la liste de pointage, les demandes des deux parties étaient relativement limitées. Les discussions ont surtout porté sur l’adaptation de la terminologie au fait que l’affichage, l’acceptation et la signature des charges de cours se font désormais en ligne dans le processus régulier. Rappelons toutefois que l’UQO maintient toujours sa demande visant à modifier le lien d’emploi de neuf à six trimestres. Ainsi, la direction de l’UQO souhaite licencier les personnes chargées de cours qui n’ont pas enseigné depuis deux ans!
Du côté syndical, un enjeu important demeure : les changements aux cours et aux EQE. Nos collègues du DESS en finance et de l’ÉdAC en ont récemment subi les conséquences!
Les échanges sur l’article 9 concernant l’attribution des charges de cours ont également timidement progressé. Comme déjà mentionné, l’UQO souhaite devancer l’ensemble du processus d’attribution. La principale inquiétude soulevée concerne le risque que certains départements profitent de ce délai supplémentaire pour embaucher davantage à l’extérieur du bassin régulier. À l’approche d’un trimestre, les départements ont généralement davantage tendance à regarder dans le bassin existant afin d’attribuer les charges. Mentionnons que plusieurs départements souhaitent se débarrasser des personnes chargées de cours actuelles pour en engager de nouvelles.
L’UQO souhaite plus d’arbitraire dans l’attribution des charges de cours
Le point le plus préoccupant demeure toutefois la volonté de l’Employeur de maintenir sa demande de hausser la clause réserve de 6,5 % à 12 %. En d’autres termes, la direction de l’UQO souhaite remplacer des personnes chargées de cours régulières par des personnes étudiantes. Par exemple, actuellement, il y a environ 80 cours par année qui sont attribués de manière arbitraire à des personnes étudiantes, professeures retraitées ou personnes « exceptionnelles ». L’UQO désire doubler ces cours à la réserve, ce qui entraînerait inévitablement des pertes d’emplois et pousserait nos collègues vers une plus grande précarité.
Rappelons qu’à l’UQAR, à l’UQAC et à l’UQTR, la clause réserve est fixée à 6 %, tandis qu’elle est de 6,5 % à l’UQAM. Bref, cette offensive patronale est inadmissible! Un automne chaud semble inévitable!
Il reste maintenant trois journées complètes et une demi-journée de négociation prévues :
Lundi 1er juin, de 13 h à 16 h
Lundi 8 juin, de 9 h à 16 h
Vendredi 12 juin de 9 h à 16 h
Lundi 22 juin, de 9 h à 16 h
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