Les conflits d’intérêts sont à juste titre considérés comme problématiques : ils peuvent introduire des biais, compromettre l’objectivité et éroder la confiance. Certaines situations sont suffisamment graves pour être interdites. Mais la plupart sont moins évidentes.
À l’université, les conflits d’intérêts ne sont pas des anomalies. Ils font partie du fonctionnement ordinaire des activités académiques – recherche, encadrement, évaluation, attribution de ressources. Pourtant, ils continuent d’être traités comme des écarts à corriger plutôt que comme des tensions à organiser.
Qu’il s’agisse de l’évaluation des demandes de subvention, de la direction d’étudiants, de la publication scientifique ou de la gouvernance interne, les universitaires occupent simultanément des rôles multiples – chercheur, collègue, mentor, évaluateur – qui créent des zones de tension structurelles. Ces tensions apparaissent clairement dans certaines situations ordinaires. Lire la suite…