La professeure de sociologie à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) Audrey Rousseau a épluché des rapports de police, des documents ministériels et des rapports du coroner pendant des années pour documenter les disparitions, les assassinats et les morts suspectes de femmes autochtones dans la province. Une carte répertoriant ces évènements est maintenant rendue publique, mais le travail est loin d’être terminé.
La semaine dernière, la carte a été révélée au grand public lors d’une conférence de presse à Québec. Le travail a été mené en grande partie par l’organisme Femmes autochtones du Québec (FAQ) et le projet Iskweu de la chercheuse Janis Quavavauq-Bibeau jusqu’en 2025.
On y répertorie 124 cas de femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées, entre 1950 et février 2026. Les données sont aussi classées géographiquement et par nation.
«Moi, je me suis occupée principalement de la recherche plutôt quantitative, explique Audrey Rousseau. Je ne suis pas une experte nécessairement de l’approche quantitative, mais nécessairement, produire des statistiques, c’est une tâche qui est ardue.» Lire la suite…