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La dernière séance de négociation, qui s’est déroulée le 27 mars, a marqué une évolution tant sur le plan des discussions que de la composition de la table. Il s’agissait en effet de la dernière rencontre à laquelle participait Jérôme Alessi, vice-doyen de la gestion académique. Éric Langlois, doyen de la gestion académique, devrait désormais intégrer la partie patronale à la table de négociation. Le SCCC-UQO tient à souhaiter une bon succès à Jérôme Alessi dans ses nouveaux défis.

Sur le fond, les travaux progressent doucement. Un nouvel article portant sur les conflits d’intérêts devrait être intégré à la convention collective, signe d’une volonté d’encadrer plus clairement certaines situations sensibles. L’article 26, consacré à l’intégration, est pratiquement complété — il reste surtout des ajustements de rédaction. Quant à l’article 29 sur la formation à distance, il devra être poursuivi lors des prochaines séances.

Du côté des exigences de qualification pour l’enseignement (EQE), l’Employeur a présenté ses demandes qui visent principalement à réduire les délais accordés aux personnes chargées de cours pour contester les résultats. Du côté syndical, nous attendons toujours une rencontre formelle afin que l’UQO présente ses propres travaux sur cette question, ce qui demeure essentiel pour une discussion éclairée.

Un des moments marquants de la rencontre a été la présentation de nos demandes en matière de congé de maternité et de parentalité. Inspirées de dispositions déjà en place à Chicoutimi (SCCCUQAC), ces propositions visent à corriger des iniquités bien réelles. Elles permettraient notamment de garantir le versement d’indemnités pour les accouchements survenant durant le printemps et l’été, d’éviter que les remplacements ne se transforment en nouvelles embauches permanentes et d’appliquer une logique similaire dans les cas de congé de maladie.

La prochaine rencontre sera consacrée à deux enjeux structurants : la liste de pointage de priorité (article 8) et le processus d’attribution des charges de cours (article 9). Sur ces points, les intentions de l’Employeur sont préoccupantes. Il propose notamment de réduire le lien d’emploi de neuf à six trimestres, de diminuer le maximum annuel de charges de cours de neuf à huit et d’augmenter de façon importante la proportion de cours visée à l’article 9.02 (clause réserve) qui passerait de 6,5 % à 12 %. Ces modifications auraient des effets directs sur la stabilité d’emploi et les conditions de travail des personnes chargées de cours.

Les prochaines semaines s’annoncent donc déterminantes. Plus que jamais, la mobilisation et l’attention de toutes et tous seront essentielles pour faire avancer nos revendications.