Les quatre facultés de médecine québécoises prennent position contre la création du nouveau programme de médecine familiale de l’Université du Québec (UQ). Elles estiment que ce projet va leur nuire, notamment parce que les milieux cliniques de stage sont déjà limités. Pour l’UQ, cette réaction témoigne d’une « résistance au changement ».
La Conférence des doyennes et doyens des facultés de médecine du Québec vient de rendre public un « énoncé de position » concernant le projet de nouvelle faculté de médecine de l’UQ. Elle juge, entre autres, que le projet favoriserait la fragmentation et la dispersion de « ressources déjà restreintes ».
« La majorité de la formation en médecine ne se fait pas sur les bancs d’école », dit, en entrevue, le Dr Patrick Cossette, doyen de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, qui parle au nom des quatre facultés. « Ça se fait dans les milieux cliniques. C’est là qu’est l’enjeu. »
Le réseau de l’UQ veut former des médecins de famille en région grâce à ses 10 établissements universitaires situés un peu partout au Québec, notamment à Trois-Rivières, à Rimouski et en Abitibi-Témiscamingue. Pour y arriver, il lui faudra offrir des stages à ses étudiants. Selon les quatre facultés de médecine, les milieux cliniques sont saturés. Lire la suite…