
La négociation a repris le 3 septembre avec une journée complète de travail à la table. Plusieurs textes sont maintenant en voie d’être finalisés. Comme nous l’avons déjà expliqué, les textes de la convention collective sont rédigés au fur et à mesure que les discussions avancent. Cette façon de faire demande davantage de temps pendant la négociation, mais elle présente un avantage important : lorsqu’une entente de principe sera conclue, il ne devrait pas être nécessaire d’attendre des mois avant que la nouvelle convention collective puisse être signée. L’autre avantage est qu’on évite des conflits d’interprétation pendant l’application de ce contrat collectif.
Un autre dossier important a progressé : l’intelligence artificielle. Les parties ont convenu de tenter d’en arriver à une lettre d’entente sur cette question. L’Employeur consulte actuellement des ententes dans d’autres universités afin de s’en inspirer.
Pour le SCCC-UQO, cet enjeu est particulièrement important, puisqu’il touche directement la protection de nos emplois. L’utilisation de l’IA ne doit pas permettre de fractionner le travail actuellement accompli par les personnes chargées de cours et, par conséquent, d’en diminuer la rémunération. Les échanges sur l’article 12, qui porte sur nos tâches, ont d’ailleurs été étroitement liés à cette question. Plusieurs clauses demeurent pour l’instant en suspens, puisqu’elles dépendront du contenu d’une éventuelle lettre d’entente sur l’IA.
La journée a également permis de bien expliquer à l’Employeur la charge de travail supplémentaire occasionnée par les reports d’examen ainsi que par certaines mesures d’accommodement. Ce travail s’ajoute à nos tâches habituelles et doit être pris en considération. L’Employeur devrait revenir avec une réponse lors de l’une des deux prochaines rencontres.
Un gain pour les personnes qui donnent beaucoup de cours
Le gain concret de la journée concerne le cumul des charges. Une personne qui atteint entre 8,0001 et 8,25 points au cours d’une année pourra tout de même obtenir une charge de cours complète, en léger dépassement des 9 charges actuellement permises. Ce sera également possible pour un trimestre. Ainsi, entre 3,0001 et 3,25, il sera possible d’obtenir une charge de cours entière de trois crédits.
Soyons clairs : cette modification ne touchera pas un très grand nombre de membres, puisque relativement peu de personnes donnent chaque année le maximum de charges permis. Pour celles qui sont concernées, il s’agit toutefois d’un gain important.
La nouvelle règle corrige notamment un effet pervers du système actuel. Certaines personnes hésitent à accepter un cours SO de crainte que son faible pointage les empêche ensuite d’obtenir une charge complète. D’autres peuvent se retrouver dans cette situation sans avoir anticipé les conséquences du faible pointage d’un cours.
L’UQO y trouve également son compte. Il sera désormais plus facile d’attribuer certains de ces cours à des personnes chargées de cours déjà sur les listes plutôt que de devoir embaucher une nouvelle personne. C’est particulièrement pertinent pour les cours en supervision : il est toujours un peu absurde de devoir recruter quelqu’un simplement parce que les règles de cumul empêchent une personne chargée de cours déjà à l’UQO d’accepter le cours.
La prochaine séance de négociation aura lieu le jeudi 24 septembre en après-midi. Deux journées complètes sont ensuite prévues en octobre. Parmi les dossiers qui devraient être abordés figurent l’appréciation de l’enseignement et les congés parentaux.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.