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Marché de l’emploi: des experts s’interrogent sur les impacts de l’IA

Quels seront les impacts potentiels de l’intelligence artificielle (IA) sur les multiples professions en gestion et en finances, deux domaines clés du marché de l’emploi dans la région de la capitale fédérale? Des experts étaient réunis mercredi pour étudier cette question, qui suscite à la fois peur et enthousiasme.

Pour bien saisir les ajouts et les enjeux, professeurs, spécialistes et étudiants ont participé à un panel de discussion à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), à l’invitation du Département des sciences administratives, question de mettre en lumière les volets éthiques, sociaux, technologiques et économiques des applications de l’IA sur le marché de l’emploi.

Pour Djerry Charli Tandja Mbianda, professeur et directeur du Département des sciences administratives, ces échanges visaient à ce que les étudiants connaissent l’implication dans leur future carrière de cette technologie avec laquelle on a souvent une relation amour-haine. On voulait aussi «dissiper certaines peurs, les préparer par rapport à leur employabilité avec leur diplôme». Lire la suite…

Participez à un 5 à 7 sur l’intelligence artificielle

Participez à un 5 à 7 sur l’intelligence artificielle

Comment l’intelligence artificielle peut-elle redéfinir l’enseignement supérieur? L’IA menace-t-elle nos emplois? Comment intégrer des articles sur l’intelligence artificielle dans la convention collective?

Afin de discuter de ces questions, le SCCC-UQO organise un 5 à 7 sur le sujet. Ainsi, Nicolas Harvey, chargé de cours en sciences sociales, présentera les deux rapports présentés au Regroupement université de la FNEEQ-CSN.

Des bouchées ainsi que deux consommations seront offertes aux personnes participantes. Venez en grand nombre! Cet événement est aussi le moment idéal pour rencontrer vos collègues!

L’événement est gratuits mais les places sont limitées! Inscrivez-Vous!

Lieu : Bar Le Tonik au campus Alexandre-Taché

Date : Lundi 2 février à 17 h

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Quand le client a toujours raison : dérives clientélistes à l’UQO

Quand le client a toujours raison : dérives clientélistes à l’UQO

Depuis quelques années, un glissement préoccupant s’opère à l’UQO : celui d’une université où la personne étudiante est de plus en plus traitée comme un client et où le principe implicite devient que « le client a toujours raison ». Cette logique de clientélisme n’est pas sans conséquences. Elle affecte directement l’intégrité des études, la crédibilité des diplômes et, surtout, les conditions de travail des personnes chargées de cours.

La récente directive du Vice-Rectorat à l’enseignement et à la réussite concernant le plagiat et la fraude s’inscrit pleinement dans cette dynamique. D’un côté, l’institution rappelle que les sanctions doivent être appliquées conformément au Règlement concernant le plagiat et la fraude. De l’autre, les décisions et les pratiques internes rendent ces règles pratiquement inopérantes. Depuis la modification du règlement en juin 2023 visant à interdire l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les activités évaluées, le Comité de discipline a choisi de ne pas sanctionner l’usage de l’IA en l’absence d’aveu. Cette posture envoie un message clair : la fraude est tolérée tant qu’elle n’est pas avouée.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que certaines personnes chargées de cours règlent désormais seules les cas de fraude. Ce n’est pas un excès d’autorité ou une dérive individuelle : c’est le symptôme d’une perte profonde de confiance envers les instances universitaires. Déposer un dossier de plagiat exige plusieurs heures de travail non rémunéré pour rassembler des preuves, rédiger une dénonciation et suivre un processus lourd dont l’issue est bien souvent décevante. Lorsque l’effort demandé est considérable et que les résultats sont inexistants, la confiance s’effrite inévitablement. Bien que le SCCC-UQO dénonce la situation, nous encourageons nos membres à respecter les directives officielles.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que, pendant que les enjeux liés à la fraude et à l’IA explosent, le Comité sur l’intégrité dans les études et le plagiat ne siège pas. L’institution se montre ainsi absente là où elle devrait être pleinement engagée. Elle laisse le personnel enseignant gérer seul des problèmes systémiques tout en rappelant à l’ordre celles et ceux qui tentent, tant bien que mal, de faire respecter les règles. Bref, il y a quelque chose de brisé à l’UQO.

Cette logique s’inscrit dans un ensemble plus large de décisions qui vont toutes dans le même sens. La directive sur la libre circulation des étudiantes et des étudiants, la limitation des examens en présence, notamment en formation à distance, et l’absence de mécanismes efficaces pour encadrer l’usage de l’IA contribuent à affaiblir les exigences académiques. Le message implicite est constant : il faut éviter les conflits, éviter les sanctions, éviter de contrarier la « clientèle ».

Le Syndicat refuse cette vision de l’université. Une institution d’enseignement supérieur ne peut être gérée comme une entreprise de services où la satisfaction du client prime sur la rigueur universitaire. Défendre l’intégrité des études, c’est aussi défendre les personnes chargées de cours, leur expertise, leur temps et leur autonomie professionnelle. C’est également protéger la valeur des diplômes. Tant que l’UQO n’assumera pas pleinement ses responsabilités et ne redonnera pas de crédibilité à ses instances, ce sont les fondements mêmes de l’université qui continueront de s’effriter.

La négociation suit son rythme 

La négociation suit son rythme 

Des séances de négociation se sont tenues les jeudi 22 janvier et vendredi 23 janvier. L’ambiance à la table était bonne, bien que la portée des enjeux était limitée.

Ces rencontres visaient à compléter la négociation des clauses dites « vertes », c’est-à-dire les clauses que tant l’Employeur que le Syndicat considéraient comme plus faciles à régler. Cette première étape est maintenant franchie, et nous sommes heureux d’annoncer qu’une entente est intervenue sur l’ensemble de ces clauses. Il s’agit d’une très bonne nouvelle et d’un progrès concret dans l’avancement de la négociation.

La discussion la plus exigeante a porté sur la liberté académique. De part et d’autre, nous souhaitions nous assurer que les termes retenus soient clairs, rigoureux et fidèles à l’esprit de la Loi sur la liberté académique en milieu universitaire. Les échanges ont permis de parvenir à une formulation qui reflète cette volonté commune de se rapprocher du cadre législatif en vigueur tout en tenant compte des réalités du milieu universitaire.

En février, nous amorcerons donc la négociation des clauses moyennement difficiles, identifiées comme les clauses « jaunes ». Trois rencontres de négociation sont prévues à cet effet, soit le vendredi 6 février en matinée, le jeudi 26 février en après-midi et le vendredi 27 février en matinée. Nous avons convenu d’aborder cette étape article par article. Les discussions porteront notamment sur les définitions, la reconnaissance syndicale, la représentation, les exigences de qualification pour l’enseignement et leur reconnaissance, les mesures disciplinaires ainsi que la formation à distance.

C’est à l’issue de la rencontre du 27 février que nous serons en mesure de mieux jauger l’état d’avancement de la négociation et de déterminer s’il sera opportun de convoquer une assemblée générale le mardi 10 mars prochain. Nous continuerons de vous tenir informés de l’évolution des discussions au fur et à mesure des prochaines rencontres.

Face aux attaques contre la science, l’importance d’inscrire la liberté académique dans la Constitution belge

En septembre dernier, l’Université de Berkeley, temple historique de la liberté de pensée, a accepté de livrer à l’administration Trump une liste d’étudiants et de professeurs suspectés d’« antisémitisme » en raison de leur engagement en faveur de la cause palestinienne.

Dans cette liste figure la philosophe Judith Butler, docteure honoris causa de l’université de Liège. Qui aurait imaginé, il y a un an à peine, que les universités les plus performantes et les plus prestigieuses au monde seraient l’objet d’attaques aussi violentes de la part du pouvoir politique, et qu’elles céderaient si prestement à ses intimidations et injonctions ? Que des programmes de recherche essentiels pour l’avenir de l’humanité dans les domaines de la santé ou du climat seraient démantelés ? Que les chercheurs en sciences humaines et sociales devraient bannir de leur vocabulaire des termes tels que diversité, égalité, inclusion ? Lire la suite…