Professeure de littérature au cégep, Élyse Dupras avait demandé à ses étudiants un travail de fin de session : ils devaient produire un recueil de citations tirées d’ouvrages au programme et les accompagner de leurs commentaires. Le résultat lui a brisé le cœur.
Au fil des corrections, Élyse Dupras a vite compris que l’intelligence artificielle (IA) s’était mêlée des travaux de la plupart des étudiants. Par mégarde, l’un d’eux avait même copié-collé la requête faite à ChatGPT (le « prompt », comme on dit dans le jargon) dans son recueil autrement impeccable.
Trop impeccable, il faut bien le dire, pour ne pas soulever de doutes.
Élyse Dupras a écrit à ses étudiants. « J’ai corrigé vos florilèges. Avec une profonde tristesse », leur a-t-elle avoué. Certains avaient manifestement utilisé l’IA pour reformuler des phrases. D’autres avaient demandé à ChatGPT d’identifier figures de style et autres procédés littéraires dans les citations.
Bref, les étudiants avaient donné leurs réflexions en sous-traitance à un robot conversationnel. Lire la suite…