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Pénurie de locaux à l’UQO : La confidentialité n’est plus assurée

Aujourd’hui, les 700 personnes chargées de cours de l’UQO se partagent quatorze (14) bureaux. Normalement, ces lieux devraient servir à la préparation des cours, à la correction des examens et, surtout, aux rencontres avec les étudiantes et les étudiants. Nous avons consulté nos membres sur cette question.

Plusieurs membres se sont plaints du manque d’espace. Parfois, trois personnes chargées de cours sont présentes en même temps dans un bureau exigu et reçoivent des étudiantes ou des étudiants. La conséquence première peut être une image non professionnelle et une difficulté de bien saisir la discussion lorsqu’il y a cacophonie.

Des problèmes plus sérieux surviennent lorsque des informations personnelles sont discutées, notamment les notes obtenues. Parfois, des discussions peuvent concerner les accommodements, les questions de maladie et de handicap ainsi que des problèmes liés à la santé mentale. Comment peut-on discuter de ces thèmes lorsqu’il y a d’autres personnes dans la même salle? Certains membres nous ont même confié rencontrer leurs étudiantes et leurs étudiants dans la cafétéria afin d’avoir plus d’intimité.

L’équipement informatique désuet, des fauteuils inconfortables et une propreté douteuse ont aussi été rapportés. Tous ces problèmes nous ont été signalés sur tous les campus. Cependant, c’est à Saint-Jérôme que le problème est le plus dénoncé. Malgré que le tiers des personnes chargées de cours y enseignent, l’UQO a pris la décision de couper la moitié des locaux de personnes chargées de cours, passant de quatre à deux. Dans les Laurentides, en moyenne, il y a plus de cent personnes chargées de cours par bureau!

Formulaire d’impôts

La saison des impôts approche, et nous n’avons toujours pas le formulaire d’impôts T-2200. Pour rappel, ce formulaire permettrait aux personnes chargées de cours de pouvoir déduire des frais de bureaux. En effet, la pénurie de bureaux fait en sorte qu’une chargée ou un chargé de cours ne peut travailler dans les locaux de l’Employeur. À Saint-Jérôme, environ 200 personnes chargées de cours se partagent deux bureaux! Nous pouvons ainsi dire que l’Employeur nous oblige à travailler de la maison. Nos membres doivent ainsi dédier une pièce de leur logement et l’équiper pour leur travail. Il est légitime de demander une déduction fiscale.

C’est depuis mars 2018 que le Syndicat demande ce formulaire. L’Employeur avait d’abord refusé notre demande invoquant une fausse information : les autres universités du réseau de l’Université du Québec n’émettent pas le formulaire. Faux! Depuis longtemps, nos collègues de l’UQAM, tout comme ceux de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Montréal, reçoivent le formulaire T-2200. Au printemps dernier, le SCCC-UQO avait fait des actions de visibilité afin de réclamer ce formulaire. La direction de l’UQO avait alors consenti à référer le dossier à un fiscaliste. Depuis : silence radio!

L’UQO ne semble pas comprendre l’urgence de la situation. La saison des impôts arrive à grands pas. Si elle n’agit pas maintenant, ce sont encore des centaines de dollars que les personnes chargées de cours perdront en déductions fiscales. C’est pourquoi, dans les prochaines semaines, le Syndicat sera contraint, encore une fois, d’exercer des actions de visibilité. 

Cette question est symptomatique de la volonté de l’Employeur de laisser pourrir la situation. L’année 2019 a été marquée par le dépôt de 27 griefs, un record. 20 griefs sont encore actifs, ce qui démontre que le contentieux persiste et qu’il n’y a pas volonté de négocier. La seule lueur d’espoir vient des changements annoncés à la direction de l’UQO, notamment au rectorat et au VRARC. Nous n’avons plus rien à attendre de la direction actuelle.