
L’annonce du départ du vice-recteur à l’enseignement et à la réussite, Vincent Beauséjour, marque la fin d’un chapitre important à l’UQO. Au moment où il s’apprête à relever de nouveaux défis à l’UQTR, il convient de dresser un bilan honnête de son passage à l’université.
Sur le plan humain, plusieurs membres de la communauté universitaire reconnaîtront chez M. Beauséjour un gestionnaire accessible et respectueux. Sa porte a généralement été ouverte aux échanges et aux discussions même lorsque les points de vue divergeaient. Dans un contexte universitaire souvent marqué par la lourdeur administrative, cette disponibilité mérite d’être soulignée.
Toutefois, un bilan ne peut se limiter aux qualités personnelles. Les années durant lesquelles M. Beauséjour a occupé les fonctions de VRER, plus particulièrement depuis le début de l’année 2024, ont également été marquées par plusieurs décisions qui ont profondément préoccupé le Syndicat des chargées et chargés de cours. Nous ne souhaitons pas jeter la pierre au VRER sortant. C’est l’ensemble de la direction de l’UQO qui est responsable de ces décisions qui ont souvent miné la crédibilité de notre université et la valeur de ses diplômes.
L’UQO amorcera maintenant un processus de recrutement pour pourvoir ce poste stratégique. Cette nomination sera déterminante pour l’avenir de l’université. Si l’administration souhaite réellement rétablir un climat de confiance avec le personnel enseignant, elle devra choisir une personne capable d’incarner un changement de culture. La prochaine vice-rectrice ou le prochain vice-recteur ne devrait pas avoir été associé aux décisions les plus controversées des dernières années. La communauté universitaire a besoin d’une personne qui reconnaît pleinement l’autonomie professionnelle du personnel enseignant, qui valorise la collégialité et qui comprend que la qualité de l’enseignement universitaire repose d’abord sur l’expertise de celles et ceux qui le dispensent.
En somme, nous croyons que la nouvelle personne devra provenir de l’extérieur de l’UQO!
Une suite de décisions inacceptables
Rappelons que la direction de l’UQO s’est attaquée à de nombreuses reprises, depuis 2024, à l’autonomie professionnelle du personnel enseignant. La multiplication de directives centralisées touchant les pratiques pédagogiques, une certaines interprétations restrictives de la liberté académique ou encore des décisions qui ont contribué à marginaliser davantage les chargées et chargés de cours dans les processus institutionnels ont marqué ces dernières années. Plus récemment, la position de l’administration sur l’évaluation de travaux faisant l’objet d’une dénonciation pour plagiat a soulevé de nombreuses interrogations quant au respect du jugement professionnel du personnel enseignant.
La modalité des examens et la libre circulation des étudiantes et des étudiants ont aussi altéré les relations de travail. La modification unilatérale de la Politique de la valorisation, de l’appréciation, de l’évaluation et de l’amélioration de la qualité de l’enseignement a probablement été le geste qui a le plus ébranlé le lien de confiance entre la Direction de l’UQO et ses personnes chargées de cours.
Le remplacement au VRER constitue donc l’occasion de tourner une page. Reste maintenant à savoir si l’UQO saisira cette occasion pour ouvrir un nouveau chapitre!
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