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Des universités et des cégeps du Québec ont dépensé ces dernières années des sommes totalisant des millions de dollars dans des technologies rattachées à l’intelligence artificielle (IA) notamment vouées à contribuer à la recherche, à automatiser certaines tâches ou encore à détecter le plagiat, a constaté Le Devoir. Un pari coûteux qui comporte son lot de risques, préviennent experts et représentants syndicaux.

C’est avec le soutien financier de Québec et d’Ottawa que l’Université Laval a pu conclure à la mi-décembre trois contrats avec le fournisseur de solutions informatiques CDW Canada dépassant les 29 millions de dollars. Une dépense qui a permis à l’établissement, en collaboration avec Mila et l’Institut Vecteur, « d’acheter, d’héberger et d’exploiter une grappe de calcul optimisée pour la recherche de pointe en IA » sur le terrain même de l’Université, montre un avis d’appel d’offres consulté par Le Devoir.

« Comme dans plusieurs universités, la croissance de l’utilisation de l’intelligence artificielle et du calcul intensif augmente la demande sur certaines capacités informatiques. À l’Université Laval, cette évolution est prise en compte par une planification des besoins, par la collaboration avec des partenaires et par le développement d’infrastructures informatiques spécialisées pour la recherche, plutôt que par une utilisation accrue des systèmes informatiques généraux de l’Université », indique l’établissement en réponse à nos questions. Lire la suite…