Les universités québécoises, par rapport aux établissements du reste du pays, ont la pire situation financière. Un manque à gagner qui les place au pied du mur au moment même où leurs bâtiments se dégradent et qu’une hausse du nombre d’étudiants se profile. Elles pressent ainsi Québec, dans son prochain budget, de combler le manque à gagner « majeur » qui creuse leurs finances.
Si les universités disposent en moyenne, dans toutes les autres provinces canadiennes, d’un coussin financier qui leur permettrait de continuer de fonctionner pendant un certain temps si leur financement gouvernemental était coupé demain matin, seuls les établissements québécois n’auraient, dès le premier jour, « pas de marge de manœuvre ».
C’est ce que nous apprend, entre autres, le mémoire déposé dans le cadre des consultations prébudgétaires à Québec par le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), qui regroupe les 18 universités québécoises. On y apprend par ailleurs que le déficit estimé pour 2025-2026, dans ces établissements, atteint 93 millions. Lire la suite…