
Une nouvelle directive du Vice-rectorat à l’enseignement et à la réussite (VRER) a récemment été transmise aux départements afin de « rappeler » les modalités d’enseignement autorisées pour le trimestre à venir. Derrière ce rappel se cache toutefois un changement significatif qui réduit de manière importante la marge de manœuvre dont disposaient jusqu’ici les personnes enseignantes.
Ainsi, un cours en présentiel peut toujours comporter trois séances en non-présentiel. Cependant, ces séances ne peuvent plus comporter de séance asynchrone, alors que cette souplesse faisait auparavant partie des pratiques autorisées.
Ce virage n’a rien d’anodin. Il restreint concrètement l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants qui doivent maintenant composer avec un cadre rigide, loin de la diversité des réalités pédagogiques rencontrées dans les classes et dans les programmes. Pour nos collègues qui font de la recherche, la possibilité de faire des séances asynchrones permettaient notamment la participation à des activités scientifiques, ce qui n’est malheureusement plus possible.
Par ailleurs, cette directive nie les principes d’enseignement innovants qui ont été encouragés à la Journée de valorisation de l’enseignement (JVE) de mai 2024 : amener le groupe à l’extérieur de la classe, utiliser la classe inversée, pour ne nommer que ces deux activités. Qu’adviendra-t-il de la directive du Département des sciences de l’éducation face aux activités reliées aux Passeurs culturels où les étudiantes et étudiants prenaient les heures d’une séance de cours pour assister, entre autres, à une pièce de théâtre, visiter un musée ou une exposition?
Ce qui inquiète tout autant, c’est la manière dont cette directive s’ajoute à une série de décisions prises unilatéralement par l’UQO au cours des derniers mois. Pensons à l’impossibilité de tenir des examens en présence dans un cours en ligne sans autorisation exceptionnelle, aux règles de libre circulation pendant les évaluations ou encore aux orientations imposées dans la politique d’appréciation de l’enseignement. À chaque fois, les décisions ont été communiquées sans consultation préalable, et ce, même si elles touchent directement les conditions de travail des personnes chargées de cours et des professeures et professeurs ainsi que la qualité de l’encadrement offert aux étudiantes et étudiants.
Cette nouvelle offensive de l’UQO rend encore plus difficile la présente négociation. Le Comité de mobilisation du SCCC-UQO s’est saisi de la question et met en place une riposte syndicale.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.