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Compte-rendu de la Journée de réflexion visant à prévenir et à contrer les violences à caractère sexuel sur les campus universitaires et dans les collèges du Québec

(Malgré les règles de l’Office québécois de la langue française, nous avons choisi d’utiliser le féminin qui englobe le masculin dans le but d’alléger le texte).

Le lundi 13 mars dernier avait lieu au pavillon Taché de l’UQO la quatrième journée de réflexion sur les violences à caractère sexuel en milieu universitaire et collégial. Sous l’invitation de la ministre Hélène David, des représentantes des institutions d’enseignement supérieur de la région, de syndicats, d’organismes sociaux ainsi que des chercheures se sont réunies pour réfléchir sur le sujet et proposer des solutions visant à prévenir et à contrer ces violences.

L’avant-midi a permis aux participantes de prendre le pouls de la situation grâce à des témoignages et des comptes-rendus provenant de divers milieux de recherche, sociaux et gouvernementaux. C’est ainsi que notre collègue chargée de cours, Laurence Clennet-Sirois, et Stéphanie Demers, professeure à l’UQO, ont livré les grandes lignes du rapport de recherche de l’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU) dont elles sont co-chercheures. Entre autres témoignages, elles ont énuméré les types de violence vécues par les victimes, les situations générant le plus souvent des violences à caractère sexuel et la réalité d’une culture du viol toujours existante en milieu universitaire. Par ailleurs, elles n’ont pas manqué de relever le manque de collaboration de l’UQO dans le déroulement de leur enquête auprès des membres de notre communauté universitaire. Le recteur a donc pu prendre note des doléances à l’endroit de l’institution, puisqu’il fut présent toute la journée, à l’instar de plusieurs autres membres de la haute direction universitaire.

L’après-midi, réservé aux ateliers de réflexion, a été des plus fructueux. Les participantes ont eu à réfléchir aux problématiques et à proposer des pistes de solutions, entre autres, pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel, pour gérer les plaintes et encadrer les victimes, et pour assurer la sécurité des personnes. Les tables de réflexion réunissaient des gens de divers milieux, favorisant ainsi un échange dynamique et une plus grande diversité d’idées.

La ministre David a clôturé la Journée en résumant les principales propositions de l’assemblée dont le besoin de formations pour sensibiliser et éduquer les populations, le retour des cours d’éducation sexuelle dans les écoles, l’augmentation de la sécurité sur les lieux des institutions et aux alentours, une campagne de promotion provinciale, et bien sûr, la nécessité d’attribuer plus de ressources humaines, matérielles et financières afin de prévenir et de contrer concrètement et efficacement les violences à caractère sexuel.

Ghyslaine Lévesque

Représentante du SCCC-UQO