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L’Université du Québec avait comme mission, il y a cinquante ans, de rendre plus accessible l’enseignement supérieur. Développer une offre de programmes en régions, rendre moins élitiste la structure universitaire et rejoindre une population à parcours atypiques étaient des intentions nobles. Comme le mentionne Richard Perreault, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Chicoutimi (SCCCUQAC), le Réseau a bien changé, passant d’un siège social à un club social.

Quelle est la pertinence de l’Université du Québec lorsque chaque composante a un budget autonome? De surcroît, nous assistons à une concurrence croissante entre les différentes universités. Comment expliquer que l’UQAC délocalise son École des arts numériques, de l’animation et du design en plein centre-ville de Montréal? Et que dire de la ruée vers la formation à distance, faisant fi de l’expertise de la TÉLUQ?

En plus des dérives actuelles, le Réseau est un frein à l’amélioration des conditions de travail des personnes chargées de cours. Ces dernières ne sont aucunement représentées dans les instances de l’Université du Québec. Pourtant, rappelons qu’elles donnent la majorité des cours! De plus, le Réseau bloque tout changement aux polices d’assurances malgré des votes clairs des différentes Assemblées générales des syndicats de chargées et chargés de cours.

En somme, nous pouvons nous questionner sur l’avenir de l’Université du Québec. Une réforme est-elle possible ou doit-on penser à une dissolution?

Nicolas Harvey