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Il semblait que depuis 2010 au moins, et la tenue du colloque du REFAD qui avait été consacré à cette question, la distinction entre un correcteur et un tuteur à distance avait été clairement établie. Il faut croire que la direction de la Téluq, en voulant transformer ses tuteurs en correcteurs n’a pas pleinement compris la plus-value d’un tuteur, ou plus grave l’ayant comprise, qu’elle décide, pour des raisons économiques, de réduire ses ambitions pédagogiques en sacrifiant le soutien à l’apprentissage des étudiants.

 

Puisqu’il parait nécessaire de le rappeler, l’activité d’un correcteur se résume à la formulation de commentaires (pas toujours) et l’affectation d’une note aux travaux des apprenants. Le plus souvent, le correcteur est rémunéré à la copie, tout comme les canuts, ouvriers tisserands du XIXe siècle l’étaient à la pièce. Son travail, loin d’être négligeable, tant les rétroactions aux travaux peuvent participer à l’apprentissage (cf. La rétroaction, support d’apprentissage), reste néanmoins centré sur le contenu disciplinaire de la formation et la performance obtenue par les apprenants au regard des objectifs académiques. C’est un peu comme si en présentiel, après un cours, la seule interaction entre le formateur et les apprenants était la correction d’un travail évalué. Ce modèle, parfois persistant, réduit la formation à distance à la distribution d’un contenu et à des activités d’évaluation et il semble bien que ce soit le choix de la direction de la Téluq. Ne voudra-t-elle pas ensuite réduire l’évaluation à des quiz auto-correctifs et éliminer les correcteurs humains ? Lire la suite